Être Veilleurs au Cœur de la Ville…
Le temps de prière, d'oraison est
important avant ma journée de travail d'infirmière à l'hôpital.
C'est essentiel de remettre ma journée
devant Lui pour la vivre avec Lui.
C'est déjà là vivre la passion de Dieu
et la passion du Peuple.
Etre un peu de ses mains, de son cœur
et surtout de son regard pour ceux que je rencontre: les patients,
les collègues, et aussi mes sœurs en communauté.
Dans la grève vécue, pendant 2 mois,
à l'hôpital Avicenne, c'est être partie prenante de la lutte pour
avoir les moyens de mieux soigner et pour un véritable service
public et solidaire avec les précaires qui aspirent à un travail
durable et un salaire pour vivre mieux.
Regarder chacun avec les
yeux de Dieu.
Ecouter les cris, les aspirations de
ceux qui luttent et les porter dans la prière.
Rien n'est petit dans nos vies ; tout
peut être occasion de servir Dieu.
C'est dans la contemplation de Dieu au
cœur de la vie de ceux et celles rencontrés que je fais l'expérience
d'un Dieu Amour
Mais il se peut aussi que la dureté de
la vie, les tensions, les épreuves soient si fortes que la
contemplation devient difficile,
C'est la nuit de la foi.
Mais une nuit où on cherche la
Lumière, l'Espérance…
Où on sait la fidélité du Christ
toujours à nos côtés.
Ste Thérèse d'Avila disait : "Que rien
ne te trouble, Dieu seul suffit"
Sr. Babeth (AC)
Au Honduras

Faits
de vie, Pâques, Mort et Résurrection. Il n’est pas difficile de
rencontrer dans notre vie quelque chose qui nous montre comment nous
passons de la mort à la vie chaque jour. Mais nous devons éduquer
tous nos sens pour pouvoir apprécier ce que le Seigneur réalise en
nous.
Il y a
quelques années, étant a San Pablo (Brasil) je participais d’une
petite communauté chrétienne qui s’appelle San Judas Tadeo. Une
femme, Doña Lourdes, d’environ 60 ans priait toujours avec les mêmes
paroles : « Merci Seigneur pour un jour supplémentaire de vie ».
Cela m’exaspérait d’écouter toujours la même action de grâce. Mais
peu a peu j’ai compris toute la profondeur de cette prière, parce
que j’ai commencé à l’entendre, à la faire mienne à partir de la
réalité de violence et de défis telle que nous la connaissons ici au
Honduras et plus spécialement dans notre quartier, notre ville.
Pouvoir se réveiller chaque matin est un cadeau de Dieu ! Il ne
manque pas de dangers pour perdre la vie, autant de jour que de
nuit !
Cela
me fait dire que vie et mort est un sujet de chaque jour : avoir le
courage de se lever, de se préparer pour aller étudier ou au
travail. Avoir le courage de s’intéresser pour celui ou celle qui
est à côté de soi et connaître ses besoins. Avoir la courage
d’affirmer et donner vie à ce que nous considérons comme essentiel,
sortir de soi même, faire communauté, chercher à changer la vie,
aimer sur toutes les choses, chercher le visage de Dieu chaque jour
en celui qui lutte, qui souffre.
Nous
sommes invitées à vivre comme Ressuscitée ! Rejetant les mauvaises
pensées, les jugements sans fondements, les critiques qui enferment
les autres sans leur donner la possibilité de se transformer. Mort
et résurrection c’est savoir contempler ce qu’il y a de beau dans le
pays : les fleuves, les montagnes, les forets, les oiseaux. C’est
savoir regarder quand nous marchons par les rues poussiéreuses et
défoncées de nos quartiers les fleurs qui bordent la quebrada y
compris les animaux qui circulent ; c’est découvrir le beau qui naît
comme la naissance d’un enfant.
Nous
passons de la mort à la vie quand nous ne restons pas les bras
croisés devant les problèmes quotidiens. Dans la lutte pour
l’environnement, les relations avec les voisins, en nous aidons à
trouver des solutions pour ceux qui souffrent le plus. Nous passons
de la mort à la vie quand nous n’acceptons pas les injustices, comme
cela s’est passé à la Ramirez Reina, la communauté n’a pas retiré sa
dénonciation malgré les menaces de mort.
L’engagement de Jésus a été total. Sa réponse à l’Amour du Père pour
nous sauver a été sans conditions. Il a accepté de passer par la
souffrance, l’abandon, le rejet physique et moral pour engendrer une
vie nouvelle dans l’humanité. Nous avons du mal à accueillir la
souffrance comme un chemin qui nous ouvre à la solidarité, à l’amour
envers les autres. Notre société veut gommer l’effort, l’engagement
généreux, nous parle surtout de plaisirs et de réalisations
personnelles, nous invite à chercher nos objectifs quitte à écraser
les autres si cela est nécessaire.
Le
chemin du carême veut fortifier notre engagement pour la vie, et
c’est cela que nous allons exprimer dans les diverses processions
que nous allons réaliser en semaine sainte et auxquelles nous autres
religieuses nous allons participer.
Martina
En France -
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Devenir des veilleurs au cœur de la ville…
Le sol sacré que nous foulons est une invitation à l’adoration. Adorer, c’est être en présence de Dieu dans une attitude d’humilité, de disponibilité, le reconnaissant comme unique Seigneur
Nous vivons cette expérience de Dieu au cœur de la ville ; Appelées pour vivre dans la cité l’aventure d’une présence qui témoigne d’une espérance au cœur de la complexité…
Au Portugal
Pour être missionnaires, nous devons être contemplatifs de l’Amour de Dieu pour ses préférés, ceux qui ne comptent pas dans nos sociétés.
« La moisson est grande et les ouvriers sont peu nombreux…Priez le Maître d’envoyer des gens… »
Le Père Anizan disait qu’il « voulait être pour tous les déshérités le pont qui serve à Dieu pour entrer dans leur cœur, et pour eux, le pont qui leur serve pour aller à la rencontre de Dieu ».
Sainte Thérèse d’Avila et Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus nous rappellent que nous devons prier sans cesse, au milieu de nos activités, mais réserver des moments privilégiés où, devant le Seigneur, nous puissions parler du monde à Dieu et recevoir son amour pour parler de Dieu au monde !!
Notre temps souffre d’un manque d’Espérance, d’un manque de sens pour la vie ; nous ne pouvons garder pour nous le trésor que nous avons reçu !! -
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