LA JOURNÉE DU
GOUT DE DIEU
Cette "année
Anizan" m'a fait bouger. Elle m'a amenée à faire des déplacements
dans ma vie spirituelle et missionnaire. J'en repère trois :
D'une résistance tenace à" l'étonnement" :
Connaissez vous le chant "Ne
rentrez pas chez vous comme avant, ne vivez pas chez vous comme
avant" ?
C'est ce qui m'est arrivé.
Après ce rassemblement, je ne suis pas rentrée chez moi comme avant
.Ce temps fort fut pour moi comme" un chemin de Damas".
J'avais bien participé une
année entière à la préparation que nécessitait cet événement, et
bien sûr, je souhaitais le voir réussir, mais j'étais restée en
quelque sorte "en retrait", "sur le palier "sans me sentir vraiment
concernée. Je me disais "Mais pourquoi tant d'investissement
dans cette rencontre pour se souvenir du Père Anizan ? N'était –il
pas déjà bien présent dans tous nos choix missionnaires et nos
engagements ? Que pouvait-il sortir de nouveau de cet événement ?
Il y a bien longtemps qu'on fête des anniversaires de fondateurs
!
D'autre part je n'avais pas
envie de "cautionner "ce que je baptisais, à tort sûrement,
l'adulation de quelqu'un, pris au piège de notre idéalisation
excessive, fut-il un grand témoin du Christ pour son temps et pour
l'Eglise qui avait d'ailleurs bien malmené ses audacieuses options à
une période de son histoire.
Anizan a toujours été "un passionné de Dieu et du peuple" mais il fut aussi, tout
simplement, un prêtre marqué par son époque. Sa grande, douloureuse
et confiante expérience spirituelle lui a donné d'aller jusqu'au
bout du message des Béatitudes en se laissant toucher par les
détresses et les richesses de la classe ouvrière de son temps,
victime d'une industrialisation déshumanisante et confrontée à une
pauvreté qui l'a bouleversé. Ses intuitions, nous n'avons pas
cessé de les retraduire dans nos engagements missionnaires selon
l'évolution de l'histoire du monde et de l'Eglise. Cette fidélité
là, oui, me tenait à cœur.
Nous aurions beau connaître et
écrire des volumes et des volumes d'histoire du Père Anizan, si
nous ne vivons pas la Charité, aujourd'hui nous ne sommes
rien. Et ça il l'a dit souvent. Voilà où j'en étais.
Puis, comme l'apôtre Paul, j'ai entendu cette voix intérieure que
chacun de nous connaît bien quand l'Esprit nous parle au cœur. Le
Seigneur me disait; "Mais enfin pourquoi toute cette résistance
stérile puisque toi même tu sais la place que j'ai tenu dans le cœur
de cet apôtre des milieux populaires, cet amoureux fou des plus
petits?
Arrivée à
Lourdes je me suis donc laissée porter par les évènements au fil des
heures .J'ai été bouleversée par la joie, la confiance, la
simplicité, le dynamisme, l'audace de nombreux laïcs de toutes
générations que j'ai rencontrés. .J'en connaissais certains,
d'autres je ne les avais jamais vus! Cet élan m'a bouleversée.
D'une résistance tenace je suis passée à un joyeux étonnement!Dés
les premiers instants, à la descente des cars venant de tous les
horizons, j'ai eu l'impression d'arriver pour une grande rencontre
de famille. Je goûtais cette joie simple de la convivialité,
cette écoute attentive, cet empressement à se rencontrer, à vivre
les temps forts de ces journées. Un même esprit nous
mettait sur une même longueur d'onde. Un souffle de vie vécu dans
les carrefours, les activités, les célébrations confortaient des
convictions semblables pour affronter la vie, vivre la fraternité,
aimer les quartiers populaires, croire en l'homme, prendre des
engagements pour les plus exclus, dire son amour de Dieu avec des
mots simples. Et pourtant, que de gens et d'avis différents! Nous
nous retrouvions comme de simples jongleurs sur une place
publique…pour parler, nous raconter les merveilles de DIEU. Mon
étonnement grandissait au fil des heures, il avait "du goût" et je
me suis laissée porter par ce simple bonheur.
Et ce simple bonheur nous
rendait tous responsables de suivre le Christ et de Le rejoindre
dans nos sœurs et frères du monde d'aujourd'hui, avec qui nous
vivons et luttons au quotidien.
"ETRE DE FEU POUR DIEU"et en trouver de la joie, ce sont les laïcs
dans leur vérité de vie, leur simplicité, leur diversité, la
nouveauté de leur approche, qui m'ont réappris la façon de vivre et
de "goûter" notre vocation missionnaire à la suite du Père Anizan.
De l’étonnement à un désir de conversion :
Ce bonheur à la fois reçu, donné, partagé a renouvelé mon désir de
conversion, comme "une renaissance", celle vécue par Zachée dans
l'Evangile .Il me fallait retourner avec mes frères et sœurs, boire
à la source de la foi, de l'Espérance et de la Charité .Tout cela,
pas comme une exigence étroite, répétitive, mais avec cette joie qui
fait s'exclamer
:"J'ai vu le Seigneur !"
Je me sens appelée à vivre de façon plus radicale notre devise de
congrégation:" La Charité du Christ nous presse".
Je souhaite, avec mes sœurs et les laïcs avec qui je vis au
quotidien, continuer, aujourd'hui à croire et à aimer à la façon de
Jésus, le Nazaréen, l'homme des Béatitudes. Le Père Anizan a ouvert
humblement et audacieusement un chemin au milieu des travailleurs et
des pauvres de son temps. Aujourd'hui je vois encore des foules
abandonnées sans pasteur. Je suis démunie devant la folie meurtrière
qui habite la planète. Mais je suis aussi témoin de toutes les
richesses de nos quartiers si souvent mis à part et délaissés.
"Au milieu de ces foules que de perles précieuses, que de
ressources"!
disait J.E. Anizan. Ces perles précieuses, je demande à Dieu de les
voir, de les entendre, de les recueillir, de les faire fructifier
avec l'audace de" la parabole des talents" et de les partager en
Eglise : la grande Eglise et notre beau diocèse "Arc en ciel".
J'éprouve du goût à me laisser interpeller par les paroles que j'ai
recueillies des laïcs de la Fraternité ANIZAN des Compagnons de la
Charité, de nos amis et de Nathalie et Roger de notre paroisse de
« Tous les Saints ». J'en cite quelques unes, chacune m'interpelle
sur un point précis :
"Mais ce Père Anizan comment se fait-il qu'on ne le connaît pas ?
C'est vraiment le prophète qu’il nous faut. Son message semble être
écrit pour nous aujourd’hui ! Pourquoi n'en parlez vous pas ? Ses
paroles et son message nous ont touchés."
" Connaître la grande Famille ANIZAN. Découvrir Anizan nous a
interpellés et surtout fait comprendre de quel Amour certains
entourent leur prochain ; c'est à dire un Amour immense avec abandon
de soi."
"L'urgence, c'est la Charité dans un monde où l'image de Dieu est
absente. L'appel, c'est de rejoindre les lieux où les gens vivent,
de redonner ou de témoigner d'un autre visage de la Charité."
"Fais que je sois à ton image, toujours attentive au monde dans
lequel je vis, fais de moi un voyant un guetteur."
"Faire partie d'une Famille Spirituelle c'est comme aller sur la
montagne avec Jésus, contempler et redescendre dans la plaine de nos
vies."
La plus grande conversion à laquelle je me sens appelée à consentir,
c'est un regard renouvelé sur l'Eglise.
La rencontre de Lourdes m'a fait vivre une expérience ecclésiale
très forte, joyeuse, pleine de vitalité et d'Espérance. L'arbre que
nous avons planté à la cité Saint Pierre pour marquer "en terre
Pyrénéenne" ces instants de fraternité, m'a donné l'ardent désir de
redevenir "une pierre vivante" de cette Eglise
.Les branches de cet arbre sont grandes ou petites, peu importe, ce
sont nos diversités greffées sur le Christ. Ses racines ce sont nos
fondateurs et pour nous Auxiliatrices de la Charité l'accent d'une
spiritualité Carmélitaine, à la suite de Thérèse d'AVILA, vivifie
encore d'une joie particulière, l'aspect contemplatif de notre
vocation missionnaire.
Ce rassemblement a été comme une sève qui continue de circuler en
nous donnant le goût d'être "chercheurs de Dieu" ensemble.
D’un désir de conversion à l’attente confiante de l’inédit de Dieu :
Mais quel est le devenir de tout cela ? Je n'en sais rien!
Je suis simplement heureuse de relever, avec ma communauté de
Bobigny, les trois défis que nous avons retenus de cette rencontre.
Ils marquent notre projet communautaire, reformulé ensemble en ce
début d'année :
-
nous laisser
toucher par la pauvreté de plus en plus croissante qui fait violence
et qui écrase des travailleurs et des gens de nos quartiers.
-
Apprendre à vivre
ensemble dans l'accueil de l'autre du différent, de l'étranger.
-
Révéler que Dieu
est Amour et Tendresse dans ce département et ce diocèse que nous
aimons.
Notre recherche n'est pas isolée.
Elle est un réel enjeu pour les quartiers populaires,
pour le monde, pour l'Eglise, pour les communautés chrétiennes de
notre diocèse, dans la dynamique de ses orientations pastorales.
Elle va dans le sens de la Pastorale d'engendrement.
Poser les bases d'une Famille Evangélique Anizan avec les laïcs, les
Fils de la Charité est un projet que nous souhaitons porter en
laissant la diversité s"exprimer". C'est un appel à se garder de
trop structurer cette famille qui doit pouvoir "accueillir encore"
des personnes nouvelles porteuses de leur propre aventure que seul
l'Esprit peut susciter. C'est un appel à devenir ensemble des
guetteurs de ces cadeaux futurs."Vivre en contemplatifs pour
vivre en acteurs" comme nous aimons le dire.
Je sais que tout cet élan n'est
qu'une goutte d'eau dans l'océan tumultueux de notre aventure
humaine et ecclésiale Je sais aussi que cet avenir ne nous
appartient pas et que je dois m'en dé saisir. Non pas pour "tirer
mon épingle du jeu" mais à cause de la propre Parole du Christ :
"En vérité, en vérité je vous le dis : celui qui croit en moi fera
lui aussi les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes
parce que je vais au Père. Et tout ce que vous demanderez en mon
nom, je le ferrai."Ce
que je lui demande c'est de vivre dans la Charité. C'est l'enjeu
majeur que je vois. C'est capital au quotidien sur mon palier, dans
mon quartier, ma ville, ma communauté et dans notre monde blessé par
la violence mais aussi plein de ressources. Celui qui est Charité ne
nous manquera pas.
Marie France Deniau, Auxiliatrice de la Charité
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Nous nous donnons la vie mutuellement
" Dieu tout entier est charité. Nous sommes appelés à reproduire
l'être de Dieu, la Charité parmi les hommes, spécialement les plus
pauvres, les plus démunis. Voilà notre vocation, affirmait avec
vigueur le père Anizan. Soyez levain de Charité.
Dans notre quartier, beaucoup
de femmes ne savent ni lire, ni écrire, et s'expriment comme elles
peuvent avec quelques mots de français.
J'ai choisi de rejoindre les
femmes médiatrices, à la maison de quartier, pour faire
l'alphabétisation. C'est vital pour elles de savoir lire une
facture, une convocation pour une réunion à l'école, savoir remplir
un chèque, de savoir s'exprimer quand elles vont au médecin.
Apprendre à parler, à lire c'est donner la possibilité de se
débrouiller dans la vie quotidienne, de briser la solitude, de
rendre autonome.
Dans ces 2 heures vécues
simplement, je rejoins le projet du Dieu pour chacun. Je perçois
tous les petits gestes d'entraide et d'attention et y vois l'amour
que Dieu a semé dans le cœur de l'homme
Admirer tous les petits gestes de fraternité, c'est pour moi
contempler l'amour de Dieu agissant dans le cœur de chacun, agissant
au cœur du monde. "Etre un voyant"
Ce service rendu me donne beaucoup de joie :
la joie de constater qu'elles
progressent peu à peu vers l'autonomie,
la joie de voir l'attention
qu'elles ont les unes pour les autres : Alima (tunisienne) essaie
patiemment d'expliquer à Valma (sri lankaise) qui ne comprend pas
la joie d'accueillir l'autre
dans sa différence, de comprendre les coutumes différentes, les
respecter.
Nous nous donnons la vie
mutuellement. Ensemble, nous avançons, faisons des pas vers la
fraternité et la liberté. Nos préjugés sur les musulmans, les
chrétiens, les africains, les maghrébins tombent peu à peu pour
laisser place à l'humanité, nous sommes toutes femmes, épouses et
mères. Ne construisons-nous pas, jour après jour, un chemin de la
paix ?
Je rejoins la bonté du Christ
pour tous ceux et celles qui ont besoin de Lui, je rejoins la
sollicitude du Père Anizan pour les personnes les plus démunies de
son quartier. Il demandait au Christ de les regarder avec son regard
de bienveillance et d'amour, de lui donner la patience pour écouter,
la douceur des paroles, d'être disponibles à tous.
Je fais
mienne la prière du Père Anizan :
" Dieu Père, fais grandir en moi l'amour que tu as semé pour que je
le porte aux plus démunis, à tous les mal aimés afin qu'ils
découvrent le bonheur de marcher ensemble vers ta demeure.
Seigneur Jésus, sois mon modèle et mon guide pour me rendre plus
disponible au service de tous et fonder l'Eglise là où elle n'est
pas.
Que ton Esprit me guide dans tous les choix de vie pour être au
milieu de ce monde un signe de ton Amour pour tous les hommes "
(Thérèse Plantefève- Auxiliatrice de la Charité)
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Jean Ménétrier
« L’année
Anizan, je l’ai vécue, comme beaucoup d’autres Fils : une année de
fête, de rencontres. En équipe, nous avons proposé quelques temps
forts où nous avons invité large : des gens qui ne fréquentaient pas
forcément la paroisse, mais qu’on rencontrait dans les quartiers. On
a essayé de leur partager notre spiritualité. Bref, c’était aussi du
travail en plus…tous celles et ceux qui sont venus, ont-ils
découvert quelque chose du P. Anizan, ont-ils entendu résonner une
phrase dans leur cœur ?
Je ne le sais pas.
Mais cette année restera pour moi un cadeau, et un appel !
Car, il y a eu Lourdes : Marie France vient de vous en dire quelque
chose, un grand rassemblement, plus de 500 personnes avec les Fils,
les Auxiliatrices de la Charité, les Fraternités Anizan, les
Compagnons de la Charité, et aussi beaucoup d’amis, de proches…
J’ai été étonné de l’ambiance de fête, de joie entre tous : on
venait de pays différents, on était aussi de toutes les situations…
Nous étions six de La Courneuve, parmi lesquels, Léon, un homme en
situation de précarité depuis longtemps. Je craignais qu’il soit un
peu perdu au milieu de tous ces gens, lui qui vit depuis une
quinzaine d’années dans un foyer… Au retour quand je lui ai demandé
ce qu’il en a pensé : il m’a dit : « C’était bien, j’avais peur
d’aller tout le temps à des messes, mais vous ne m’avez pas embêté
avec Dieu ! »
C’est d’autant plus étonnant qu’il a participé à toutes les
rencontres, les partages, les célébrations, et on m’a dit qu’il
avait même pris la parole dans les groupes de partages !
Depuis Lourdes, Léon vient régulièrement dans le groupe de parole,
et souvent, il dit ce qu’il pense…je pourrais dire : enfin, il
parle !
Lourdes c’était des vacances pour lui mais sans doute aussi une
occasion de renouer avec les autres !
Et puis,
lors de la Rencontre des Fraternités Anizan en Novembre, nous avons
repris ensemble l’événement de Lourdes, et là, j’ai entendu Jean
Paul, un Compagnon de la Charité :
« L’impression que je ressens aujourd’hui du pèlerinage de Lourdes,
c’est un mélange énorme de d’Amour, de Foi et d’Espérance.
Nous étions un peu en retrait
du monde pour nous ressourcer à la fontaine d’eau vive, réfléchir et
méditer, prier le Maître de la moisson.
Je remercie les organisateurs
de ce pèlerinage de nous avoir fait découvrir et vivre réellement
une face particulière de la famille chrétienne, c’est à dire, un
ensemble des personnes impressionnant (une foule immense) qui
partage sans pour autant se connaître, la même Foi, le même Amour du
Père et les mêmes envies de se donner aux plus démunis, aux plus
pauvres.
J’y ai découvert en tant que
compagnon de la Charité que depuis toujours, nous étions appelés à
vivre la Charité. Cet événement nous a rappelé avec beaucoup de
force ce à quoi Jésus nous appelle inlassablement à vivre.
J’y ai découvert aussi que
vivre la Charité ne consiste pas uniquement à faire acte de charité
mais c’est beaucoup plus, c’est un mode de vie, une façon de penser
et une recherche intime de Jésus dans notre vie.
Tout cela, seul l’Esprit Saint
peut nous l’apporter ; c’est pourquoi, je prie Dieu, le Père, Fils
et Esprit Saint qui nous unit de nous mener sur ce chemin d’Amour,
que notre Charité se fasse inventive. (c’est beaucoup de prières) »
J’avais
croisé Jean-Paul et Arlette, sa femme à Lourdes.
Ce témoignage, je l’ai reçu comme un vrai cadeau : que des gens
découvrent le Père Anizan et le visages de ses fils et filles
aujourd’hui, c’est beau !
Mais entendre cet homme qui redécouvre sa vocation chrétienne, et
qui s’engage à nos côtés, c’est un plus beau cadeau et un appel !
Ces paroles m’aident, me motivent dans ma responsabilité de pasteur
et apôtre, à La Courneuve, dans ce diocèse de St Denis, dans cette
Eglise qui se veut proche de tous, qui cherche, propose, invente des
évènements pour que chacune, chacun, quelque soit sa culture puisse
entendre résonner la Bonne Nouvelle de Jésus Christ.
Ce témoignage de Jean Paul me fait croire que toute rencontre avec
les autres, et particulièrement ceux qui semblent loin de l’Eglise
peut devenir chez l’autre un déclic pour que revienne le goût de
vivre … et même, une pierre d’attente pour accueillir la Parole de
Dieu.
Cette année, j’ai reçu un autre cadeau encore. J’avais reçu une
certaine idée, une certaine figure du Père Anizan dans ma tête : il
était l’homme déchu de ses fonctions de Supérieur d’ Institut parce
qu’il avait voulu élargir le champ de la mission, il était passionné
de Dieu et du ministère du peuple, puis, il a été réhabilité et il a
pu enfin se donner aux travailleurs, aux gens simples dans ce nouvel
Institut des Fils de la Charité dont il est le fondateur.
Cette année, nous avons découvert d’autres écrits, nous avons vécu
entre Fils des temps des temps de retraite, d’approfondissement qui
m’ont aidé à découvrir un homme qui aime l’Eglise et qui lui a été
fidèle dans les pires moments de sa vie jusqu’à voir dans tous ces
évènements des signes de la Divine Providence : son amour de Dieu a
été vainqueur et a fait de lui ce pasteur qui veut faire aimer Dieu
en Eglise à tous les habitants des quartiers populaires.
Aimer l’Eglise comme don de Dieu aux hommes, la faire aimer, c’est
entendre le P. Anizan nous encourager dans notre mission dans les
quartiers populaires de cette banlieue du 93.
J’aime l’Eglise et je la découvre toujours à construire avec les
hommes, les femmes, les jeunes de nos cités. Je crois que l’Esprit
la guide, la fortifie et la purifie par la vie et la parole de tous
ces nouveaux, ou ces revenants qui nous rejoignent !
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« Hôpital-Patients-Santé-Territoire »
« Ce qui se
cache derrière le projet « Hôpital-Patients-Santé-Territoire » c'est
le démantèlement du Service Public. Les personnels hospitaliers se
mobilisent pour empêcher "la loi Bachelot" de passer car c'est une
véritable mécanique de destruction de l'accès aux soins pour tous.
Déjà 2500 amendements au texte de cette loi demandant que
l'Assistance Publique de Paris ne dépende plus du ministère de la
Santé mais de la région, ce qui aurait des conséquences probables
très graves comme la suppression d'activités pour de nombreux
hôpitaux locaux. C'est déjà la mise en place des" regroupements
hospitaliers": 3500 établissements publics de santé vont être
organisés en 350 regroupements. »
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