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OH, BOBIGNY MON BEL AMOUR

OH, MA VILLE QUI ES TU ?

Un jour, dans mon quartier,

J’ai vu un « graffiti » désespéré:

« Sans papiers = sans pays ! Alors qui suis-je ? »

« S'il te plait, dis-moi ton nom ? »

Que t'importe mon nom

Je suis d'ici et de là-bas.

Mais « sans pays, on n'a pas de « papiers »

Et sans papiers, on n'a pas de carte d'identité.

On n'a pas de nom

C'est la terrible impasse

OH, MA VILLE QUI ES TU ?

Au carrefour de nos angoisses indicibles,

Combien de cris retenus et cachés

Que de femmes encore aujourd'hui

Parcourent les chemins dangereux de l'intolérable injustice.

« Où dormirai-je cette nuit après les coups violents       

D'un « désamour » trompeur ? »

« Où pourrai-je enfin bercer quelque part tendrement mon enfant ? »

OH, MA VILLE QUI ES TU?

Et si tu ouvrais ton portable ?

Tu as un texto ! Qu'il est beau

« Bobigny, histoires d'amours »

Tous semblables et différents

Pour vivre ensemble, dès maintenant

Au cœur de Bobigny notre pays d'aujourd'hui.

Ne manque pas le rendez-vous!

OH LA BELLE HISTOIRE D'AMOUR!

Alors, sur les murs de notre ville, ce poème est pour toi

C'est ma carte d'identité, la tienne aussi, la sienne,

la nôtre, la vôtre, la leur

Dans tous les lieux, et tous les temps.

Oh la conjugaison aventureuse et solidaire

OH « LA BELLE HISTOIRE D'AMOUR »

« FEMMES SOLIDAIRES », de tous les quartiers,

De toutes villes, de tous pays,

De tous peuples et de toutes nations,

FAISONS, DES AUJOURD'HUI, LA VILLE SANS FRONTIERES DE DEMAIN.

OH, BOBIGNY, MON BEL AMOUR

FEMMES SOLIDAIRES - MFD

Journée internationale des femmes – 7 mars 2009

 

SMS… LIGNE 7…MAIRIE D'YVRY- LA COURNEUVE !

Ma parole vivante au cœur du train-train quotidien
Prend le métro tous les matins.
Il y a beaucoup de correspondances,
Ne crains pas, ton chemin est le mien.
Même si le wagon est bondé, c'est l'heure de l'Espérance.
Rassures toi, ton nom dans la paume de ma main est gravé.
Je ne te laisserai pas, ni à Jussieu, ni à Opéra!
Prends la gare que tu veux, fais simplement ce que tu peux.
"Perdu" dans la foule, "oublié", tu te demandes par où aller?
Ecoutes moi, Je suis tout" près" et tellement "prêt" à te l'indiquer.
Ton sac à dos est trop chargé…
De quoi peux-tu te délester?
Pour descendre à Crimée ou Cadet…
A Porte d'Italie, de Choisy ou d'Ivry.
Ah…tu veux voir la publicité
Mais que va t-elle pouvoir t'apporter?
Tu préfères déguiser ta réalité
Te disperser dans les couloirs de Chatelet
Et faire une pause idéale à la station Palais Royal!
C’est vrai, ce sont de beaux quartiers!
Ma porte à moi est plus étroite.
Elle mène à Aubervilliers, là où tu vis dans ton quartier.
C'est chez moi aussi aux Quatre Chemins!
Je t'attendrai près de Pantin.
C'est pas très loin de la Courneuve
Là bas, tu y feras peau neuve.
De loin tu vois la FAC de Bobigny.
Le tramway, de" frères" et sœurs remplis
De toutes langues peuples et cultures,
Une seule race, la race humaine, tous Fils bien aimés de mon Père.
Et si l'autre devenait vraiment ton frère!
Tu vois c'est prioritaire. De ce coté tu ne peux te tromper.
Ligne directe FRATERNITE!
Un seul ticket, jamais périmé!
Tu vas et viens en liberté dans la justice, la droiture et la vérité
Dans l'élan de la joie et la paix.
Ma carte Orange est sans frontières
Pour les Pauvres de mon Evangile.
Avec moi, viens faire le tour de la terre
Car, de ma main nul ne peut t'arracher.
Garde ton cœur en prière,
Greffé sur le mien tu deviens solidaire.
Tu fais sauter toutes les barrières!
Choisis bien ton itinéraire,
Mais, si tu loupes la bonne station
Mon Amour "de toujours à toujours"
Reprendra avec toi la bonne direction.
Ma Parole vivante au cœur du train-train quotidien
Prend le métro tous les matins.
Il y a beaucoup de correspondances.
Ne crains pas ton chemin est le mien.
Ne remets pas à demain les désirs qui sont tiens.
Avec Moi dés maintenant et aujourd'hui, tu iras très loin!

« Le Royaume de Dieu est semblable à… » - Haut de Page

Le royaume de Dieu est semblable au désir d’un homme qui veut embellir sa cité.
Des plantations, des fleurs au pied de son immeuble, voilà ce qu’il attend depuis longtemps ;
La ville vient de le réaliser, mais d’une façon insuffisante ; il veut encore plus beau.
Il décide d’améliorer, achète des bulbes de glaïeuls et 2 rosiers, les plante ;
Chaque jour il arrose et guette la sortie des pousses.
Dans son entourage certains sourient de le voir faire, d’autres se moquent gentiment ;
Quelques uns voyant que cela lui donne une raison de vivre, l’encouragent ou lui donnent des conseils.
Enfin ! Des pousses apparaissent ; ravi, il arrose avec précaution à l’aide d’un arrosoir de son invention : une cruche et une passoire :
Chaque jour, il se réjouit de les voir grandir, les regarde, observe leur progression : «il faut leur parler » dit-il..
Lorsque les glaïeuls ont fleuri en diverses couleurs chatoyantes,
Lorsque les rosiers se sont épanouis en magnifiques fleurs,
Sa joie et sa fierté étaient grandes d’avoir contribué à enjoliver sa cité pour le plaisir de tous.
Il invitait les passants à admirer.
Mais un matin, il découvre avec stupeur les glaïeuls arrachés, les rosiers cassés.
Quelqu’un pendant la nuit avait massacré son travail.
De rage, il arrache ce qui en restait.
Blessé dans son désir de rendre la cité et donc la vie plus belle,
« je ne m’occupe plus de rien, je ne ferai plus rien » dit-il.
Broyé par cette malveillance, il s’enferme chez lui ;
On le voyait rarement ; triste il ne parlait plus : il était brisé, anéanti.
Le temps a passé.
Et un jour l’on a vu fleurir un glaïeul, rescapé du massacre parce que trop petit à ce moment-là ; puis un rosier de la ville donner une fleur rouge pourpre.
« Ça n’est rien, ça » dit l’homme qui réapparaissait petit à petit.
« Vous n’avez pas vu les rigoles que j’ai déjà préparées pour que les fleurs ne soient pas noyées par les pluies d’automne ?
Vous verrez, j’irai acheter des graines que je sèmerai à la volée et ce sera encore plus beau».

« Père, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font » - Haut de Page

Lc 22,34

Vous dites que vous m’aimez, mais ce n’est pas vrai !
Moi si, Je vous aime vraiment,
Et je souffre la douleur de mes frères chéris.
Je suis venu et vous ne m’avez pas reconnu.
« Ce que vous faites aux plus petits d’entre mes frères, c’est à Moi que vous le faites» Mat. 25,40
Je suis méprisé par une société égoïste ;
Je suis marginalisé par tous… ;
Je suis un drogué qui est seul ;
Je suis l’ouvrier mal payé ;
Je suis le chômeur désespéré ;
Je suis le malade qui n’a pas de visite ;
Je suis celui qui « vend » ses forces ;
Je suis celui qui crie, indigné par l’injustice ;
Je suis l’enfant à qui on refuse un sourire … ;
Je suis celui qui est humilié parce qu’il vit dans une baraque ;
Je suis celui qu’ils jugent fou parce qu’il ne pense pas comme les autres ;
Je suis celui qui est exclu de l’histoire ;
Je suis celui qui a faim, victime des injustices sociales ;
Je suis celui qui crie en silence, car il n’a personne pour l’écouter ;
Je suis le jeune angoissé parce qu’on lui refuse une place dans l’histoire ;
Je suis celui qui prie, qui pleure sans verser de larmes ;
Je suis celui qui continue à lutter pour une société plus juste ;
Je suis celui qui souffre seul…
Parce que vous avez peur du sida, du cancer, de moi…
« Vous êtes le corps du Christ, et chacun,
Pour sa part, est un de ses membres »
1°Cor.12, 27
Et Je continue à être crucifié, dans Mes membres,
Jusque à la fin des temps, parce que J’ai incarné vos douleurs et vos joies.
Merci Seigneur de me révéler cet Amour,
Ta grande passion pour chacun de nous,
A travers les pauvres, les simples, les travailleurs !
Merci de me parler
A travers ceux qui n’ont pas de voix !

Cris et Prière d’Espérance - Haut de Page

Dans un monde si tourmenté
Où les gens et peuples sont rejetés
et subissent tant de manques d’humanité.
Ces foules de tous pays : les sans toits,
sans vivres, sans logements, sans droits,
sans travail, les exclus de la société, les sans voix…
Permets, Seigneur que nous soyons plus actifs
sur les vraies causes qui libèrent des motifs irrecevables,
que nous devenions des défenseurs plus vifs !
Donne-leur, Seigneur, le premier pain qui les nourrit
Afin qu’ils parviennent ensuite à Toi Pain de vie!
Ton Evangile, Parole d’Espérance, leurs donne l’éternelle vie !

« Aujourd’hui, il me faut demeurer chez toi »

Luc 19 1-10

Seigneur tu nous as appelées,
Pour vivre dans cette cité,
L’aventure d’une présence
Qui témoigne d’une espérance
Au cœur de la complexité.

Nous recevons toute une vie,
Faite de joies et de peines,
De combats et de souffrances.
Lutter pour d’autres conditions est un chemin privilégié.
Améliorer le quotidien est une chance pour chacun.
Apprends-nous la patience d’aimer ! Avec toi savoir les rencontrer
Béni sois-tu Dieu notre Père,
De nous donner de contempler
En chaque visage croisé,

Qu’il soit lumineux ou blessé
L’amour dont tu nous as aimés.
Que nos vies ne se lassent pas,
De découvrir et d’annoncer,
Là où tu nous as envoyé,
Là où tu viens nous rencontrer
Que chacun a du prix pour toi.

Et toi, où habites-tu ?

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