Catherine :
Le Père Anizan disait : « Nous ne
sommes pas assez entreprenants, je dirais, pas assez imprudents !... »
Les Fils de la Charité… 90 ans !
Les Auxiliatrices de la Charité… 80 ans !
… Deux événements qui relèvent de l’audace !
Il fallait se risquer
… Deux événements qui sont souffle de vie.
Ces événements nous en avons beaucoup parlés avant, nous les avons vécus intensément et nous continuons d’en vivre.
Ces événements ont fait que nous ne sommes pas rentrés chez nous, comme avant !
Lourdes, un lieu où j’ai pris à nouveau conscience que ma chance était d’avoir croisé le Père Anizan un jour sur ma route, et d’avoir plus ou moins emboîté son pas. Sa spiritualité, son amour de Dieu et des Pauvres m’ont bousculée, et ils continuent, après ce temps fort vécu tous ensemble de me bousculer.
Cette rencontre est pour moi, d’une importance capitale, c’est une lumière dans ma vie personnelle, une lumière pour la mission qui nous est confiée ; Je demande pour tous, au Seigneur, la force de cultiver ce qui a été semé….
Ces jours se sont vécus dans une très bonne ambiance, j’ai senti une très grande qualité d’accueil de l’autre – et bravo à la communauté Fils de la Charité de Lourdes ! La joie de la rencontre, et celle d’être ensemble, s’exprimaient vraiment.
La convivialité existait réellement. J’ai eu de bonnes rencontres avec les différents groupes et j’ai été particulièrement heureuse de connaître un peu plus la Fraternité Anizan. Il y a eu écoute et rapprochement avec certains membres.
Les carrefours ont été des temps forts où dans le partage nous pouvions nous « dévoiler », parce qu’il y avait accueil de ce qui pouvait être dit différemment. J’ai découvert là, une façon de faire connaissance entre nous, à partir de ce qui nous unit et j’ai pu sentir comment chacun vit ce charisme qui est le nôtre.
J’ai eu aussi la joie de retrouver des frères connus dans les différents lieux où j’ai vécu avec eux la mission et la vie fraternelle… et c’était bon ces retrouvailles !
Les repas et les trajets étaient autant de lieux de connaissance et de partage.
La diversité des activités proposées et les expos ont été des moments très importants et des lieux très fréquentés par l’ensemble. J’ai entendu beaucoup de bonnes réactions devant les expos surtout… - « Quelle vie on sent là dedans ! » - « On comprend mieux le souffle qui les habite » - C’est vraiment Anizan. » -
Je ne crois pas me tromper, en disant que les Compagnons de la Charité se sont sentis à l’aise, et je crois pouvoir dire aussi sans trahir leur pensée, qu’ils ont été accueillis et reconnus.
C’est une invitation pour eux comme pour nous – du moins je le ressens comme cela – à continuer ensemble, dans la confiance, à avancer sur cette route, pour servir Dieu et les Pauvres.
Les temps de prière et les Eucharisties étaient une force pour la journée à venir ou une action de grâce pour celle que nous venions de vivre.
Bien souvent, j’ai relu l’homélie de José Miguel… que de points forts pour notre aujourd’hui ! Les défis à relever, je cite : « la pauvreté, l’accueil de l’autres, l’absence d’un Dieu Amour de la conscience de nos contemporains » et cette invitation « à grandir dans les deux amours du Père Anizan : Jésus et les Pauvres. »
J’ai fait durant ces jours, la rencontre la plus profonde de ma vie d’Auxiliatrice de la Charité, avec le Père Anizan. Je crois que je n’aurais pas été étonnée de le croiser, tellement il était vivant, présent.
L’arbre !... Cet arbre planté sur
cette terre que Marie a choisie pour l’imprégner de sa présence et de sa
tendresse, voilà ce qu’il évoque pour moi :
Ses racines… Nos saints Patrons et nos fondateurs.
Ce rassemblement…. La sève qui continue de circuler
Cet arbre me dit : « Choisis la vie », « commence aujourd’hui »
La participation des jeunes…L’espérance d’une sève qui pourrait se renouveler.
Avec Sainte Thérèse d’Avila j’ai redit : « la patience tout obtient, Dieu seul suffit. »
Je me suis reposée la question de notre évaluation : « qu’ai-je senti de la construction d’une famille Anizan avec une recherche commune des différents composants.
En ce qui me concerne, me prononcer sur ce sujet me semble un peu prématuré. Mais j’ai cependant rencontré des personnes qui voulaient vivre de l’esprit d’un homme, - toujours actuel - tout donné à Dieu et aux Pauvres. Des personnes qui désiraient se soutenir pour vivre dans cette ligne.
Je crois qu’il serait possible de construire quelque chose de solide, si l’on ne télescope pas le temps de la connaissance. Sans cela nous ne pourrons jamais faire vivre ensemble, là où nous sommes, cette spiritualité et cette intuition missionnaire du Père Anizan.
Comme dans toute famille, chacun est unique et différent de son frère. Pour moi, il ne s’agit pas d’uniformiser, mais plutôt de s’enrichir de la richesse spirituelle et de l’expérience missionnaire de l’autre.
Que chaque groupe garde son originalité et grandisse dans sa manière de vivre l’engagement.
Nous avons à nous informer mutuellement sur nos différentes façons de vivre de cet esprit. J’ai envie, en terminant, d’émettre un souhait : « Pourquoi n’envisagerions-nous pas, une fois par an, une rencontre des différents groupes, pour partager notre expérience de vie et de prière.

La semence, Seigneur,
Nous l’avons à nouveau jetée en terre
Aujourd’hui, donne-nous la force
De cultiver ce qui a été semé
Demain, d’autres peut-être, si tu le veux
Pourront récolter et semer à nouveau
Ces journées ont été rencontre
Et connaissance plus profonde
Seigneur,
Aujourd’hui, donne-nous la force
De cultiver cette fraternité
Demain, d’autres peut-être, si tu le veux
Se sentiront frères
Et continueront à vivre pleinement
De l’intuition missionnaire d’Emile Anizan
Le Père Anizan a deux amours
Dieu et les pauvres
Seigneur,
Aujourd’hui, donne-nous la force
De vivre de l’esprit de cet homme
Que tu as mis sur notre route
Demain, d’autres peut-être, si tu le veux
pourront, avec la même joie en vivre aussi
alors les pauvres seront reconnus, servis et aimés…
et Toi, Seigneur, ton Nom sera connu…